Notre histoire

1979… 1985 : « Los Chicos ».

Tout a commencé un beau mois de février.

Une douzaine de jeunes et moins jeunes dans la campagne monflanquinoise ont décidé de se réunir, un beau jour de février 1979, pour former un nouveau groupe musical, et c'est ainsi que le 18 février 1979, naquirent « LOS CHICOS ».

La toute première sortie fut celle du carnaval de Monflanquin, le 28 février. Le 1er mai, c'est à Bon-Encontre (47) que l'on a pu nous entendre, pour la grande fête annuelle de cette commune. Mais, le premier grand tournant eut lieu le 13 mai, à Condom (32), grand rassemblement des bandas y peñas. Nous y avons beaucoup joué, mais aussi, écouté les autres bandas.

Au retour, nous changeâmes une partie de notre répertoire, et quelques jours après, c'est à Saint-Vite, commune près de Fumel (47), où nous avons connu notre premier « grand succès » ! Une excellente ambiance, un comité des fêtes extra, un accueil des plus chaleureux, bref, un événement déjà majeur dans la courte histoire de notre groupe d'alors. Notre périmètre géographique s'agrandit peu à peu, et c'est ainsi que l'on nous trouve à Gontaud-de-Nogaret, Tonneins, Sainte-Foy la Grande, mais aussi, La Rochelle, Mont-de-Marsan, Cenon, Libourne... Mais l'événement majeur de cette année 1981, ce fut SAN-SEBASTIAN !

Quatre jours non-stop à animer les fêtes du mois d'août à San-Sébastian. Plusieurs années de suite, nous irons jouer en cette ville où la vie commence réellement à la tombée du jour, après les fantastiques feux d'artifice tirés depuis le front de mer. Mais c'est également l'occasion pour la banda de se payer, suite à cette fête, quelques jours de vacances, avec les cachets des différents contrats de l'année.

À la création de notre banda, les répétitions se faisaient à la M.J.C., mais manquant cruellement de place, nous avons très rapidement émigré sur la commune de Castelnaud-de-Gratecambe où Denis Nouaille mettait un local à notre disposition, et nombre de répétitions et soirées ont connu le jour en cet endroit mythique.

L’effectif de 1979 :

Grosse caisse : Raymond Lacaze ; trompettes : Jérôme Built, Denis Nouaille, André Lenne et Didier Lacaze (†) ; caisses claires : François Montmarty et Léopold Millan ; cymbales : Fabrice Guillemet ; tambourin : Viviane Martinez ; trombones : Michel Jarrige et Denis Dominique ; clarinettes : Liliane Nouaille et Gaby Jarrige.
          
Et nous nous devons de saluer Yvette Jarrige, qui pendant des années, a cuisiné pour notre groupe. Chaque répétition se terminant alors par un repas, telle la fin d'un album d'Astérix le Gaulois.

Les années ont passé, mais ni les commentaires des uns, ni l'ignorance des autres ne put jamais empêcher la continuité de cette formidable aventure, et vingt ans après, les mêmes piliers sont là, la musique au cœur, entraînant avec eux de plus en plus d'adeptes, de plus en plus de vrais passionnés, qui savent vibrer et faire vibrer l'esprit véritable d'une banda.

Lire et jouer une partition musicale, même à l'envers, est donné à tout musicien débutant qui se respecte ! Mais l'« âme bandesque » ne se gagne pas en se baptisant « banda », elle se vit, elle se ressent, elle vous emporte dans le tourbillon effréné de la musique et de la fête, et se partage entre instruments, musiciens et le public.

1993... 1995 : renaissance et naissance des « Verts à Pieds ».

Suite à des mutations professionnelles de plusieurs musiciens, « LOS CHICOS » s'arrêtèrent fin 1985. Et puis, retour aux sources, quelques années plus tard, quelques-uns des musiciens reviennent « au pays ». Nous sommes en novembre 1993.

Dès le mois de décembre, Denis Nouaille, un des piliers de « LOS CHICOS », vient trouver Michel et Gaby Jarrige, tout fraîchement revenus, pour tenter de recréer une banda. Il n'en fallait pas plus, et après quelques coups de téléphone aux anciens, quinze jours plus tard, c'est déjà les retrouvailles, autour d'une bonne table.

Avec à peine une dizaine de musiciens, la reprise est lancée, et un seul but : se retrouver autour de la musique et de la table... chez Gaby et Michel, rue de l'Union à Monflanquin. Chaque samedi, il en sera ainsi jusqu'au mois de mars 1994.

Mais là, il faut avouer que les sorties en public manquent à certains.

Il y a donc changement de cap ! 

Là, si certains musiciens décident de quitter le groupe, ne voulant pas « sortir », d'autres arrivent en renfort. C'est le cas de Michel Fabre, Jean-Paul Zambonini et Régis Mézin.

La toute première sortie : la Fête de la Musique le 21 juin !

Fin 1994, des nouveaux arrivent encore et notamment Jean Nevière, musicien issu d'une banda de Parentis-en-Born (40),  « Les Pégaillounès », qui deviendra rapidement notre « Vénéré Prix Nobel Président » et donnera une nouvelle impulsion, des nouveaux objectifs et nouveaux horizons.

Jean Nevière.

Cette fois, c'est parti !... les sorties se succèdent, avec par exemple : soirée espagnole, soirée franco-africaine à Villeréal, les 15 kilomètres du Villeneuvois… Octobre 1995, quittant la M.J.C. de Monflanquin, il est décidé de devenir association indépendante, et le 23 octobre 1995, l'association est inscrite au journal officiel.

1997 : Les « Gobelets ».

« Les Verts à Pieds » ont des enfants… et comme les parents, ils seront musiciens !

On trouvait :
 
Premier rang : Romain Gayral, Benoît et Julien Jarrige. Deuxième rang : Aimé Bertholom (professeur), Johan Noailles, Gaëlle Mourgues, Marie et Laure Fabre, Benoît Morgan, Mayder Testas (professeur), Jean-Jacques Morgan. Troisième rang : Philippe Bouygues (professeur).
  
Au mois de juillet 98, un séjour détente-musique fut organisé pour eux.

Pendant 5 jours, ils se sont retrouvés lors de l’« Université d’été des Gobelets », sur la commune de Fumel (47). 

Au programme, de la musique bien entendu, mais également des jeux, un jeu de piste sur 8 kilomètres, une visite du Musée des rapaces à Bonaguil, et de la vidéo. De là, naquit le volume 2 de la vidéo des Verts à Pieds, entièrement réalisé par Jean-Pierre, assisté des Gobelets, mettant en scène la banda dans une trentaine d'années, époque où, d'après eux, nous serons tous en maison de retraite !

À la suite de ce séjour, le samedi soir, les Gobelets se sont produits à Fumel, lors d’une soirée animation organisée par l’Association des Commerçants. Un grand succès pour nos « Gobelets ».

En 2000, ils se sont présentés au concours de Condom, dans la catégorie des groupes de jeunes.

1998... 2002 : de Monflanquin à Paris en passant par Dalhem...

Plus vite, plus fort… et pas doucement.

Paraphrasant les « Pégaillouns », la banda joue plus vite, plus fort et… pas doucement.

La Banda mûrit, étoffe ses pupitres et son répertoire bandesquo-bandesque, sous la férule du grand conducator Jaja ; pour qui l’adage une main de fer dans un gant d’acier serait tout à fait approprié. 

Depuis son repère la « Turne », il dirige le groupe dans les répétitions… C'était notre salle de répétition, baptisée lors d'une grande soirée !  Elle se trouvait dans le jardin de notre chef musical, et nous permettait de nous retrouver chaque vendredi soir pour les répétitions.

Nos deux répétiteurs de l'époque : Patrick Testas (sax ténor) et Michel Jarrige (trombone).

La première qualité de nos répétiteurs musicaux : la patience !

Et il leur en fallait une sacrée dose, ainsi que beaucoup d'humour pour arriver à mener avec sourire et franche rigolade, ces musiciens d'une autre planète !

Si, dans les débuts de la banda, on cherchait les musiciens au mètre carré, au bout de quelques mois, on cherchait plutôt des mètres carrés pour les musiciens ! Mais qu'importe le manque de place !

L'essentiel étant la musique, le reste n'était que détail et accessoire !

D’une dizaine de musiciens, au départ la banda se structure, son audience et champ d’action s’agrandit ; en 2000 la municipalité de Monflanquin met alors à la disposition exclusive de la Banda une grande salle que l’on rebaptisera vite « Nio Turna ».

Cet arrangement se conclut en échange des services municipaux musicaux du 11 novembre, 8 mai et 14 juillet, jusqu’alors assurés par le défunt R.C.M. (Réveil Cantonal Monflanquinois).

Depuis lors chaque vendredi, lors des répétitions, nous disposions d’un formidable outil permettant à la banda de travailler, dans des conditions particulièrement confortables, de stocker nos affaires (instruments, tenues…)  et chose très importante pour une banda, de disposer d’un bar et d’un congélateur….

C’est parti… 

Cette nouvelle étape permettait au groupe de s’ouvrir de nouveaux horizons … Par un travail musical, important pour une troupe aux instincts plutôt paillards et gaulois, notre premier CD, événement notable, édité chez SONY MUSIC voyait le jour.

Du travail, du travail et encore du travail : difficile de concilier les ambitions de chacun. Entre le goût pour la fête des uns, et le soin  et la rigueur musicale à apporter pour  les séances d’enregistrement...

Dans tous les cas ce premier CD, par l’étonnant succès qu’il a rencontré (plus de 25.000 exemplaires et toujours disponible dans les bacs…) donne désormais à notre banda une légitimité et des motifs de satisfaction.

Avec un rythme effréné digne d’Alexeï Stakhanov, avec plus d’une cinquantaine de sorties répertoriées sur l’année, la banda gagnait ses galons au contact du public et s’ouvrait alors une période d’opportunités extraordinaires, par le biais de rencontres inattendues.

1998… 2002 : de Paris en passant par Dalhem... 

Qui aurait dit un jour, qu’un obscur groupe de Monflanquin, se retrouverait à Paris, pour inaugurer les locaux de France-Télévision, et participer à la remontée héroïque des Champs-Élysées par les rugbymen français durant la coupe du monde 1999.

C’est en tout cas l’extraordinaire chance qui aura été offerte à notre banda, faisant succomber les « non-Gascons » à l’art consommé du « Paquito Chocolatero ».

Jouant toujours plus loin de ses bases, les Hollandais, et Belges qui succombent à l’art de vivre gascon, nous donnent également le goût de venir se frotter à l’art de la fête « batave » : deux participations au festival de Dalhem en Belgique prés de Liège et un échange culturel, avec une fanfare hollandaise, pour qui nous sommes allés jouer à Bois-le-Duc (Hertogenbosch).

Il faut sans nul doute évoquer, avec bonheur ceux qui ont réconcilié à tout jamais la Banda avec le sport de haut niveau (la 3e mi-temps il s’entend), c'est-à-dire le club de basket « La Pennoise » de Penne d’agenais. Par les quelques matchs et soirées que nous avons animés, le souvenir du club house si bas de plafond, avec les joueurs et le club adverse tout surpris de se retrouver au milieu.